Le Conseil d’Administration

Je m’appelle Agnès, je suis maman d’un enfant présentant un handicap psychomoteur

J’ai eu des difficultés à trouver une assistante maternelle se sentant capable d’accueillir mon enfant.

L’idée de créer une association de soutien est venue en échangeant avec Gwénaëlle (l’Assistante Maternelle de mon enfant sur Lorient) sur les difficultés et les préoccupations liées à la garde d’un enfant en situation de handicap. Ensemble nous avons décidé de créer l’association Boutchous qui deviendra par la suite BA2i.

Je suis aujourd’hui la Présidente de l’association.

Je m’appelle Gwénaëlle, je suis la coordinatrice de l’association

Assistante maternelle agréée de 2009 à 2018, date à laquelle je suis devenue salariée de l’association.

Je travaillais auparavant comme Assistante de Vie Scolaire (AVS), et je me suis aperçue que l’intégration scolaire n’était pas forcement adaptée pour certains enfants. Que parfois la mise en place d’un accompagnement était mal adaptée ou trop tardive. C’est alors que le métier d’Assistante Maternelle m’a paru être la meilleure solution car cela me permettait de pouvoir proposer un accueil dès le plus jeune âge, et d’accompagner les familles et les enfants le plus longtemps possible …

J ai eu la chance d’avoir pu rencontrer les professionnels de santé et de rééducation des enfants que j’accueillais. Ces temps d’échange m’ont permis de prendre confiance en moi, de trouver des réponses ou simplement d’accepter certaines situations particulières.

Ce sont pour toutes ces raisons et pour faire le lien entre les Assistantes Maternelles et les parents que nous avons créé l’association avec Agnès et Eurielle.

 

Je m’appelle Eurielle, je suis éducatrice de jeunes enfants et assistante maternelle

Une expérience en CAMSP m’a sensibilisée à l’accueil du tout-petit en situation de handicap.

En travaillant en crèche j’ai pu constater combien il est difficile pour les parents concernés par le handicap ou la maladie de leur enfant de trouver un mode de garde. Dans les familles, un des parents devait arrêter de travailler du fait de petits contrats d’accueil accordés dans les structures. Or pour ces parents, faire la démarche de confier son enfant c’est apprendre à faire confiance à autrui, à se séparer, à créer du lien, à vivre séparations et retrouvailles.

Cela permet également au parent de garder du lien social, de pouvoir poursuivre une activité professionnelle et de souffler, comme tout parent peut parfois en ressentir le besoin.

C’est pourquoi j’ai décidé de proposer mes places d’accueil à ces familles. Et c’est en prenant contact avec le CAMSP que j’ai eu connaissance du projet d’Agnès et Gwénaëlle.